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Synthèse du colloque CSR de Solaize

16/07/2018 - 2ACR

Organisé à l’initiative de l’association 2ACR et du CVT ANCRE, ce colloque dédié aux Combustibles Solides de Récupération a réuni près de 120 participants le 20 juin dans l’amphithéâtre de l’IFPen à Solaize. Retour sur une journée riche, animée par Olivier Pia

Cette nouvelle édition, après une première journée organisée en 2016 par 2ACR à l’Université Technologique de Compiègne qui avait permis de partager les enjeux, les défis et les éléments techniques autour de la production d’énergie à partir de Combustibles solides de récupération (CSR), avait pour objectif de partager les aspects économiques et territoriaux ainsi que des premiers retours d’expériences industrielles. Après un accueil chaleureux de Cécile Barrère-Triccat, directrice du centre IFPen de Solaize, Claire Dadou-Willmann, délégué général de 2ACR  et Jacques Méhu, Directeur scientifique de INSAVALOR-PROVADEMSE, ont rappelé le contexte et les enjeux politiques, économiques et techniques autour des CSR.

Trois éléments ont été particulièrement pointés :

  • la différence à affirmer, pour la production de chaleur, entre combustion de CSR, qui est la combustion d’un produit élaboré spécifiquement et l’incinération,
  • la nécessité de travailler en transversal en réunissant toutes les parties prenantes et plusieurs utilisateurs potentiels de diverses origines autour des projets d’installations de production d’énergie à partir de CSR,
  • le besoin de continuer les recherches, caractérisations et surtout les  expérimentations.

Pour Jacques Méhu, la production d’énergie à partir de CSR a potentiellement un bel avenir, en complément du  recyclage, à condition de sortir de la simple logique de valorisation énergétique de déchets, en intégrant les réels enjeux et spécificités de la production de combustibles de qualité à partir de déchets (caractérisation de gisements, préparation des « meilleurs cocktails territoriaux »). Les installations pourront produire de la chaleur, de l’électricité, des gaz combustibles, mais aussi du méthane injectable dans le réseau (via le couplage gazéification- méthanation), et pourquoi pas du froid selon les besoins locaux et les technologies choisies : un vrai mix énergétique à visée territoriale…

 

La première partie de la matinée a été consacrée à la restitution des points clés de l’étude « Combustibles Solides de Récupération » du CVT ANCRE (https://www.allianceenergie.fr/). Michèle Maricar-Pichon, Jérôme Sabathier et Paula Coussy de la Direction Economie et Veille de l’IFPen, se sont succédés pour présenter une cartographie territoriale à l’échelle de 5 départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes, une évaluation technico-économique d’installations  de gazéification de CSR à différentes échelles, ainsi que les recommandations finales de l’étude  d’ordre technique, économique, stratégique, règlementaire et sociétal pour favoriser le déploiement de la filière CSR au niveau national.

En synthèse, la cartographie territoriale confirme la disponibilité des ressources potentielles en CSR. Les besoins énergétiques existent et l’essentiel de la ressource pourrait alimenter la demande des utilisateurs potentiels dans un rayon territorial de moins de 100 km. Cependant, l’étude montre que dans les conditions économiques et réglementaires actuelles, la rentabilité des installations valorisant les CSR n’est pas garantie, a fortiori si les installations sont de petite taille. Le montant des investissements et la valorisation des énergies produites influencent grandement la rentabilité des projets. Cette filière nécessite donc des soutiens financiers, réglementaires (prise en compte de la partie biogénique de l’énergie produite) et administratifs pour amorcer plus largement son développement. Du fait de la diversité des CSR et des modes de valorisation possibles, il est important de mieux définir et documenter le cadre économique de référence de la filière en fonction de la taille des installations et d’en évaluer les externalités afin de compléter, à terme, l’évaluation économique de la filière.

Au cours de la seconde partie de la matinée, Karima Chakri, responsable qualité hygiène environnement pour BluePaper et Marc Lefour, directeur développement chez CHO Power ont présenté leur projet de production d’énergie à partir de CSR. Pour BluePaper, cet investissement de l’ordre de 25 millions d’euros en cours de finalisation répond à 2 objectifs : valoriser au mieux ses propres déchets issus du recyclage des papiers-cartons, tout en décarbonant un peu plus sa production d’énergie en substituant ses chaudières au gaz naturel par une chaudière à CSR, en partie d’origine renouvelable.

Cette unité consommera ainsi 30 000 tonnes de CSR générés par l’activité de recyclage des papiers/cartons complétée par 12 000 tonnes de déchets d’autres papetiers et de refus de tri et produira l’équivalent de 40% de la vapeur nécessaire à l’usine. Malgré une subvention de l’ADEME de 6 millions d’euros, cet investissement reste un pari sur l’avenir notamment en termes d’augmentation du coût des ressources fossiles.

 

L’usine de  CHO Power, filiale d’Europlasma, implantée dans les Landes à Morcenx, met au point un système de production d’électricité à partir principalement de déchets de bois et également de CSR.

L’électricité ainsi obtenue est composée à plus de 85% de ressources renouvelables. Cette centrale électrique d’une puissance de 11MWe consomme chaque année 50 000t de CSR produit localement, par la société elle-même. Le procédé est innovant,  car il s’agit de gazéification (le combustible est chauffé dans un gazéifieur en l’absence d’oxygène)  Le gaz de synthèse obtenu est propre et froid, est ensuite envoyé vers des moteurs à gaz et une turbine à vapeur pour produire par cogénération de la chaleur et de l’électricité à haut rendement, vendue sur le réseau électrique…). L’équilibre économique repose sur la prise en compte du contenu biogénique. En effet, la société bénéficie d’un soutien financier grâce à des tarifs de rachat d’électricité produite à partir de biomasse donc plus avantageux que le tarif de rachat classique. Cette aide est importante pour assurer l’équilibre économique de l’investissement complet Marc Lefour. La société CHO Power va prochainement démarrer la construction d’une seconde usine de ce type à Thouars dans les Deux-Sèvres, CHO Tiper. Une autre usine est prévue en Bretagne à Locminé, projet qui démarrera à la suite de celui de Thouars.

L’installation de CHO Power de Morcenx a permis la création  de 30 emplois directs et 35 indirect. De son côté, l’investissement de BluePaper va créer 10 emplois.  Marc Lefour estime qu’un quart des besoins électriques des ménages français pourrait être couvert par des installations de ce type (126 usines). 

Après un déjeuner convivial et riche d’échanges, Benoît Philibert est revenu sur la place qu’accorde la Région Auvergne Rhône Alpes aux CSR notamment de la cadre du Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) pour atteindre les objectifs fixés par la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV). Caroline Prieur, a ensuite présenté « l’appel des 30 » (http://www.appeldes30.fr/en-bref/) dont l’objectif est d’accompagner la réindustrialisation et la diversification des emprises foncières vacantes de la vallée de la chimie. Dans le cadre de cet appel, un projet de chaudière CSR porté par Suez a été retenu et doit alimenter en énergie plusieurs acteurs locaux (Lien). Ce projet devrait permettre de créer 35 nouveaux emplois localement.  Pour terminer cette séquence, François Thierry, expert combustion & cendres chez EDF, a expliqué la place que l’électricien Français souhaite accorder aux CSR dans la cadre de sa mutation du charbon vers des ressources renouvelable. En effet, le producteur français d’électricité s’est engagé à stopper l’utilisation du charbon d’ici 2022, alors qu’il dispose toujours de 3 centrales au charbon de très grande puissance en fonctionnement. La société souhaite continuer à les exploiter, mais en substituant le charbon par des déchets ligneux préalablement traités comme les déchets verts. Environ 10% des combustibles utilisés dans ces centrales seront des CSR produits localement, ce qui devrait représenter entre 60 000 et 80 000 tonnes de CSR chaque année.

 

Pour compléter le panel d’initiatives territoriales débuté le matin avec Blue Paper et CHO Power, Jean-François Bigot, a présenté la première chaudière française alimenté uniquement par des CSR (voir la vidéo). Implanté sur le site historique de Séché Environnement à Changé près de Laval, cette chaudière d’une puissance aujourd’hui de 15 MWth,  a nécessité 22 millions d’euros d’investissement pour l’unité de production et le réseau primaire Changé /Laval (10km) .L’extension du réseau de chauffage urbain de Laval, quant à lui, représente pour Laval Energies Nouvelles, le délégataire (CORIANCE/ SECHE) un investissement de 15 millions d’euros. Jusqu’à présent, les CSR produits en France sont consommés par les cimentiers. Si le développement de réseau de chaleur et les équipements de production d’énergie à partir de biomasse sont largement soutenus, ce n’était pas le cas des chaudières CSR. Or, sans une subvention de 6 millions d’euros de l’ADEME et les besoins énergétiques à proximité, ce projet d’unité n’aurait jamais pu voir le jour souligne Jean-François Bigot. En effet, cet équipement, démarré en 2017, alimente durant la période hivernale le réseau de chaleur de Laval qui a été prolongé à cette occasion. En période estivale, c’est plutôt l’entreprise de séchage de fourrages qui reçoit la majorité de l’énergie. La rentabilité de cet investissement s’explique par cette situation très particulière. En effet, localement, c’est la conjonction des éléments suivants, qui a permis la réalisation de ce projet difficilement reproductible:  complémentarité saisonnière d’usage entre le réseau de chaleur d’une part et la consommation industrielle d’autre part,  disponibilité du gisement de CSR sur le site et  facilités en termes de gestion des déchets ultimes (cendres et  refiom) grâce au centre d’enfouissement, et enfin le choix d’avoir une chaudière à lit fluidisé dont la gamme de puissance est adaptable aux besoins d’énergie. Au-delà de ces éléments essentiels à prendre en compte, la société a cependant dû bénéficier d’une aide substantielle sous forme de subvention pour assurer la rentabilité de l’investissement à la fois pour la chaudière, mais aussi pour la création  du réseau de chaleur « primaire ».

Pour terminer la journée, Olivier Pia a animé une table ronde réunissant l’ensemble des parties prenantes de la filière. La consommation de CSR est actuellement d’environ 300kt alors que le potentiel sans investissement supplémentaire de production est de 800kt souligne Lucie Lessard, chargée de mission traitement de déchets pour l’association AMORCE, qui représente entre autres des collectivités territoriales. Pour développer la filière, le soutien au porteur de projet d’unité lui parait crucial. Malheureusement, les soutiens aux projets sont trop rares et ne permettent de tirer parti de la grande diversité des technologies de production d’énergie à partir de CSR.  En effet, seulement 3 projets sur le 14 déposés ont été soutenus lors de l’AAP Chaleur CSR 2016 de l’ADEME. Dans le cadre de l’AAP Chaleur CSR 2017 dont les résultats tardent à être publiés, certains éléments techniques comme la production de CSR à partir d’ordures ménagères ou la production d’électricité par co-génération sont rédhibitoires, ce que déplore AMORCE. L’association soutient également l’idée d’un mécanisme d’aide sous forme de complément de rémunération pour l’électricité produite à partir de CSR, véritable énergie renouvelable et de récupération, conclut Lucie Lessard. Jérôme Auffret, responsable Valorisation énergétique chez Véolia et représentant de la FNADE, complète les propos de Lucie Lessard en indiquant que sans soutien des pouvoirs publics, la filière ne peut démarrer et se développer. Un tarif de rachat de l’électricité  produite à partir des CSR est la solution plébiscité par de nombreux acteurs de la filière.

 

De son coté, Thierry Dereux, France Nature Environnement, confirme l’intérêt de cette fédération d’ONG environnementales pour le développement « contrôlé » de CSR de qualité qui ont un pouvoir calorifique élevé, utilisés dans des chaudières dédiés en substitution du gaz. Et, d’ajouter que la filière a besoin d’aides publiques pour décoller. Pour FNE, le soutien doit se faire plutôt sur de l’aide à l’investissement plutôt que sur des tarifs de rachat. A la demande de l’animateur, Jérôme Auffret revient ensuite sur la différence entre la France et l’Allemagne sur la question des CSR où la filière est nettement plus développée avec une consommation de plusieurs millions de tonnes chaque année. Cette différence s’explique par les besoins de l’Allemagne en énergie puisque le pays est sorti du nucléaire depuis plusieurs années, mais également par la réglementation appliquée. En effet, en Allemagne, les chaudières utilisant du CSR (assimilation à de l’incinération) ne sont pas  soumis aux quotas « carbone » alors qu’elles le sont en France (considéré comme de la co-incinération). L’impact actuel est de 10€/t mais cette fiscalité en cas d’augmentation du coût « carbone » pourrait rapidement avoir un impact majeur. Et Jérôme Auffret d’ajouter que l’alignement de fiscalité carbone sur l’Allemagne aurait un impact positif sur la filière.

Geoffroy Secula, directeur de Bourgogne Recyclage et représentant du Réseau PRAXY regroupant 22 PME régionales abonde dans ce sens et ajoute que si on réduit de 50% l’enfouissement des déchets non dangereux (on parle alors d’un potentiel production de CSR de l’ordre de  2,5 millions de tonnes par an dont 1 million de tonnes qui pourrait être consommées par les cimentiers), il est nécessaire de développer dès maintenant les installations de production de CSR et les unités de production d’énergie qui vont les consommer car cela peut prendre 2 à 3 ans avant que ces installations ne soient totalement opérationnelles. Sylvain Gollin, directeur du développement France de Suez qui dispose actuellement en France de 3 lignes de production de CSR à partir de DAE, refus de tri et encombrants et de 3 autres produisant des CSR à partir d’OMR, insiste sur la nécessité de développer des filières complémentaires aux cimenteries pour pouvoir à la fois augmenter la quantité de CSR valorisés en France et fonctionner avec des exutoires constants toute l’année. Les chaudières CSR industrielles peuvent répondre à ce besoin.

Pour François Thierry d’EDF, une montée en gamme des CSR avec un meilleur tri à la source et une maitrise notamment des taux de chlore est souhaitable. Et d’ajouter qu’il faut s’inscrire dans une logique de qualité du combustible produit. Geoffroy Secula rappelle que la production de CSR de qualité nécessite un savoir-faire important. Les producteurs doivent savoir s’adapter aux cahiers des charges qui diffèrent selon les clients et qui évoluent dans le temps, complète-t-il. 

Dominique Mignon, directrice générale d’Eco-mobilier prend alors la parole pour revenir sur l’importance des CSR pour la filière Ameublement. Eco-mobilier a collecté, en 2017, 530 000 tonnes de meubles usagés grâce à  4 000 points de collecte. Le taux de valorisation atteint aujourd’hui 93%. 54 % sont transformés en panneaux de particules en bois et 39 % sont valorisés énergétiquement après préparation en CSR, seulement 7% sont enfouis. L’éco-organisme a un objectif de zéro enfouissement. L’objectif est proche mais Dominique Mignon rappelle que dans les prochaines années ce ne sont plus 500 000 tonnes de meubles en fin de vie qui seront traités par Eco-mobilier mais 900 000 tonnes en 2023. Le développement de la filière CSR est donc un enjeu majeur pour la filière. Et Dominique Mignon d’ajouter que les déchets d’éléments d’ameublement sont composés en grande partie de bois qui donne une teneur « renouvelable » importante à l’énergie produite avec des CSR. 

 Olivier Pia questionne alors les participants de la table ronde sur l’existence d’une opposition marquée face à la filière CSR. Tous s’accordent pour confirmer qu’il y a encore beaucoup de pédagogie à faire sur le sujet à la fois au niveau des citoyens, des élus, des ONG et des administrations. C’est actuellement un frein à ne pas négliger. En effet, la combustion de CSR est souvent assimilée à de l’incinération, alors que ces deux méthodes de production d’énergie sont radicalement différentes. L’inquiétude vient aussi souvent de l’idée que le développement de la filière CSR pourrait aller à l’encontre de la hiérarchie des modes de traitement et en particulier du recyclage mais cela relève d’une méconnaissance de l’économie de la filière recyclage. 

 Pour Thierry Dereux et FNE, le développement de cette filière est nécessaire mais reste à surveiller comme l’écrit l’association dans sa note de position sur le sujet. Pour lever ces doutes sur la filière, les participants s’accordent aussi sur le travail qu’il reste à faire sur les CSR à la fois en termes de préparation des combustibles, de combustion ainsi que sur les enjeux environnementaux et sanitaires. Enfin, à la question des priorités à traiter pour développer la filière, la réponse est clairement soutien financier à l’émergence de la filière. Le modèle économique des CSR est très fragile comme cela a été démontré à plusieurs reprises. Les collectivités territoriales et les régions ont un rôle important à jouer dans le développement de la filière. En effet, la compétence « gestion des déchets » est maintenant totalement régionale et les collectivités jouent un rôle important dans la gestion des déchets, en particulier ménagers. Elles doivent répondre aujourd’hui à de nouveaux enjeux (objectifs de la LTECV, augmentation de  la TGAP enfouissement ou incinération, réduction de leurs empreinte carbone…). Elles peuvent aussi transformer ces problématiques en opportunité pour répondre à leurs besoins en termes énergétiques comme ça a été le cas dans l’exemple de Séché Environnement ou de développement économique et de l’emploi sur le territoire.

 

Après avoir remercié l’ensemble des intervenants et Olivier Pia de la qualité et du dynamisme de son animation, Michel Valache, président de 2ACR propose un court bilan de cette journée extrêmement riche. Il souligne que, pour lui, l’utilisation de CSR comme source d’énergie a fait son chemin chez les industriels. Même si ces derniers ne sont généralement pas des spécialistes de la production de chaleur et souhaitent confier cette fonction à un tiers, ils sont conscients du potentiel de cette énergie non délocalisable, qui contribue à réduire le stockage de déchets et leur empreinte carbone. Cette production d’énergie est aussi source d’emplois locaux comme cela a été montré à plusieurs reprises dans la journée. En revanche, le peu de projets qui sont sortis de terre montre que la filière n’a pas vraiment encore démarré. La faisabilité n’a été prouvée que dans des situations particulières.  Trois éléments sont clés pour lui, pour assurer l’amorçage  réel et nécessaire de cette filière, qui est un des éléments de réponse aux enjeux inscrits dans la loi (LNTE) et dans les directives européennes du Paquet économie circulaire :

  • un soutien financier, qui pourrait être sous forme de subvention à l’investissement, ou sous forme de tarif de rachat, les deux options sont à étudier,
  • un travail de pédagogie et de partage à poursuivre, dès les premières réflexions avec toutes les parties prenantes,
  • l’implication directe des collectivités et des régions pour permettre de calculer des retours sur investissements à moyen/ long terme, prenant en compte l’ensemble des retours économiques, bien sûr, mais aussi sociaux et environnementaux. Encore une fois, la valorisation de ces bénéfices sociaux et environnementaux est un facteur clé pour le développement d’une économie plus circulaire !

A ce sujet Michel Valache souligne l’implication d’Amorce et remercie Lucie Lessard de l’invitation à poursuivre les échanges dans quelques jours lors du groupe d’échanges dédié aux « Combustibles Solides de Récupération », organisé par l’association, en particulier avec les collectivités. Pour Michel Valache, c’est un travail collectif territorial, incluant la région (plans déchets et économie circulaire), les collectivités, les industriels, les associations, qu’il est aujourd’hui nécessaire de mettre en mouvement pour transformer les premiers essais en véritable projets industriels de développement économique territorial, attractif et respectueux de l’environnement.

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